The 2005-01-21 at 10:42 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Non aux brevets logiciels !
On m’informe que l’Europe va essayer de faire passer les brevets logiciels à l’occasion de la réunion du conseil sur l’agriculture et la pêche. Merci de contacter vos députés et représentants si ce sujet vous concerne. Essayer de faire passer un texte via une réunion qui n’a rien à voir est bien une preuve que cela n’est pas accepté par la majorité des gens.
Que vous soyez pour ou contre, parlez de ce problème avec votre entourage, car à l’avenir encore plus que maintenant il aura une implication sur votre vie de tous les jours.
The 2005-01-20 at 09:39 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Internet Actu a trouvé une étude qui montre que le passage vers du haut débit rend l’internaute actif. C’est une étude anglaise, mais cela devrait être probablement la même chose en Europe.
Parmi les quelques chiffres à retenir, notons que 57 % des utilisateurs du haut débit ont créé du contenu qu’ils n’auraient pas créé hors ligne. 59 % ont publié des messages ou des commentaires. 28 % ont leur propre site. 56 % publient du contenu en ligne au moins une fois par mois et 18 % quotidiennement.
À la lecture seulement de ce résumé des statistiques, deux choses viennent à mon esprit. Tout d’abord, l’utilisation de plus en plus importante de l’Internet pour produire du contenu va aller à l’encontre direct de l’idée qu’une taxe sur la partie remontante (upload) des connexions peut aider à préserver la culture, en effet c’est cette possibilité qui permet l’échange et la création sur le réseau.
Ensuite, le fait de vouloir partager et construire est quelque chose de normal pour l’homme. Cela passait avant majoritairement via la vie du village. Il faut reconnaître dans ce cas l’effet extrêmement positif de la socialisation autour des offices religieux. Comme les pays d’Europe ont un tissu social se dégradant, vous pouvez maintenant très facilement vivre dans un immeuble et ne pas connaître du tout vos voisins, le réseau et, entre autres, les blogs permettent de retrouver un semblant de socialisation.
Peut-être que la technologie permettrait de resocialiser nos villes, à l’image de l’opération Neighbornode.
Note : J’ai pris connaissance de cette information via le site Futura Sciences. Un site sympa pour avoir des petites brèves dans le domaine de la science en général, mais qui a un défaut énorme pour un scientifique : il n’y a aucune citation correct des sources. Par exemple, la source était annoncée comme étant de Internet Actu à vous ensuite de trouver les 4500 documents disponibles sur Internet Actu la bonne référence. Là, cela passe encore, il y a un moteur de recherche efficace. Maintenant quand vous avez une source qui est uniquement "CEA", c’est en pratique presque impossible de retrouver le document original. Ce n’est pas faute de leur avoir écrit pour demander de donner les références. <troll>Cela doit être des ingénieurs qui gèrent cela.</troll>
Mise à jour : Effectivement Futura Sciences prend sa source du côté d’ingénieurs. Comparez les articles entre Futura Sciences et Internet Actu (CNRS) par rapport aux citations, vous verrez deux approches différentes, pour deux audiences différentes il est vrai.
The 2005-01-14 at 19:21 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Depuis quelques mois, ma petite chaîne hi-fi ne me permet plus de lire des CDs. C’est bien dommage car la qualité de tout le reste est vraiment excellente, la balance du son est bonne, un très bon rapport qualité prix. Bon, 6 ou 7 ans d’utilisation intensive est peut-être la cause. Toujours est-il que notre chère société de consommation a transformé ce type de produit en du jetable, je ne peux en effet pas faire réparer cet ensemble. Je me perds, le sujet est : comment redonner une seconde vie à mon système ?
La réponse est venue avec mon utilisation d’un NSLU2 pour stocker certains de mes fichiers et faire des sauvegardes de mes données. En effet, ce petit objet permet de faire tourner mt-daapd. mt-daapd est une implémentation totalement libre d’un serveur iTunes. J’avais donc une chaîne ayant une entrée auxiliaire et un serveur iTunes ultra-silencieux caché sous mon lit. Il me manquait l’élément pour faire le lien, il était hors de question de faire tourner mon ordinateur pour écouter de la musique pendant ma lecture d’un livre. Entre en jeu le SoundBridge M1000 de Roku.
Dans sa catégorie, il est rare de voir une finition de cette qualité avec une structure en aluminium qui respire la solidité et un écran d’une lisibilité exemplaire. Un régal à voir, simple et élégant sans être trop tape à l’oeil ; cela tombe bien, il est fait pour être vu.
En terme de fonctionnalités, le logiciel embarqué n’est malheureusement pas libre, c’est dommage, mais l’équipe de développement ajoute régulièrement de nouvelles fonctionnalités et est à l’écoute des utilisateurs. Les points forts sont, pour moi, une navigation très facile dans toute ma bibliothèque de mp3s (environ 6000 titres, merci les bibliothèques danoises) avec une télécommande et la possibilité d’écouter mes radio Internet préférées (si elles proposent un flux mp3).
Pour la question de la consommation électrique, à la vue de la taille de l’alimentation, je ne pense pas que cela soit beaucoup. Dans tous les cas, bien moins que celle de mon ordinateur.
The 2005-01-13 at 14:40 by Loïc d'Anterroches filed under News.
À l’image de tout autre produit industriel, un logiciel peut faire l’objet d’un brevet.
01 Informatique, 1731, page 18, 4 juillet 2003 Déposer un brevet pour un logiciel, c’est vieux, mais cela vaut la peine de le lire. C’est bien entendu basé sur une certaine interprétation du droit. Interprétation qui se doit d’être clarifiée au plus vite…
Sinon… bonne année à tous et que vos projets tournés vers les autres aboutissent !
The 2004-12-21 at 18:25 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Mon fournisseur de connectivité me coupe le tuyau pendant les vacances. Les 28 et 29 décembre, pas de contact avec le serveur… J’ai bataillé pour faire jouer la SLA mais non, cela sera 2 jours. Ils ont décidé de changer l’équipement qui gère la fibre optique qui relie le serveur au reste du monde. Bon, je ne vais pas me plaindre non plus, avoir un serveur sur un switch 100Mbps en échange d’un coup de main de temps en temps pour la gestion d’un serveur sous Linux, c’est une chance. Si vous voulez m’envoyer des emails, si vous avez accès à mon serveur sur ma ligne ADSL cela tournera toujours, la magie d’Internet.
Et oui, je profite de la possibilité de distribuer les services pour prendre juste ce qui correspond à mes besoins. Le serveur web est hébergé dans mon département, le serveur mail aux USA chez Fusemail et le serveur DNS chez OVH. Ainsi quand le service web s’arrête le reste peut continuer comme si de rien n’était.
<publicité éhontée> Fusemail propose un service de gestion des emails, et uniquement des emails. Je peux faire pointer tous mes domaines vers leur service et récupérer tous mes emails à un seul point. Ils proposent un classement automatique de mes emails dans mes répertoires IMAP via un système d’apprentissage. Si le service vous intéresse, vous pouvez suivre ce lien cela ne vous coûte rien, mais peut peut-être me permettre d’avoir le droit à un peu de service gratuit. Le site n’est pas forcément très rapide, mais passe très bien avec Thunderbird. J’utilise ce service depuis juillet sans problème. </publicité éhontée>
The 2005-01-23 at 22:48 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Un bien grand mot, pour une petite astuce permettant d’avoir un démarrage plus rapide d’Ubuntu Linux. Vous avez peut-être remarqué qu’au démarrage, dans la liste des programmes qui se lancent et des actions réalisées, vous vous retrouvez avec une gestion des disques RAID et la surcouche LVM pour pouvoir étendre vos partitions. Dans mon cas, installation standard sur un seul disque d’un ordinateur portable, je n’ai pas besoin de tout cela. Comment ne pas lancer ces programmes inutiles ?
Si vous venez du monde Windows, vous avez peut-être entendu parler des services. Les services sont des logiciels qui tournent en tache de fond. Certains sont très importants, d’autres un peu moins voir inutiles. Pour choisir quand et comment les services sont lancés au démarrage du système Linux, pas besoin d’aller éditer une base de registre ou passer par un logiciel complexe. Il suffit de créer ou supprimer un raccourci (symlink) au bon endroit. C’est comme mettre un raccourci dans le menu démarrer de Windows.
Pour rappel, quand on démarre Linux, on démarre en mode 2 ou 5. Cela veut dire avec simplement une ligne de commande ou en mode graphique. De la même façon qu’il y a des modes de démarrage, il y a des modes d’arrêt, car quand vous arrêtez votre ordinateur, tous les programmes doivent s’arrêter correctement et sauvegarder leurs données si nécessaire.
On va donc utiliser un petit programme en ligne de commande pour enlever les raccourcis des modes de démarrage. Ouvrez un terminal et suivez le guide :
On va d’abord dans le répertoire avec toute la configuration de votre système :
$ cd /etc/
On va regarder la liste des répertoires qui contiennent les raccourcis (symlink) pour chacun des modes :
$ ls -d rc*.d rc0.d rc1.d rc2.d rc3.d rc4.d rc5.d rc6.d rcS.d
Pour chacun des modes de 1 à 6 et le cas S comme Single, vous avez une liste de liens vers des scripts pour lancer les services. Par exemple regardez ce qui se passe en mode 2 :
$ cd rc2.d $ ls
Vous verrez une grande liste de fichiers : S10sysklogd, S20alsa, S20inetd, S20powernowd, etc. Sur le principe, c’est tout simple, le S veut dire start, ensuite vous avec 2 chiffres, pour l’ordre d’exécution des scripts, 10 sera avant 20. Maintenant on peut être intéressé à savoir où vont ces raccourcis.
$ ls -l
Vous pouvez voir que ce ne sont que des liens vers des scripts dans le répertoire /etc/init.d/, allons voir ce qu’il y a dedans
$ cd /etc/init.d/ $ ls
Vous trouvez maintenant la liste complète des scripts lancés à différents moments de la vie de votre système, le moment dépend juste de la place et du nom du raccourci dans les répertoires rcX.d. Tout simple non ?
Maintenant, les scripts que nous voulons enlever sont mdadm, mdadm-raid, evms et lvm. On ne va pas supprimer les scripts, mais simplement les raccourcis. Pour ne pas tout faire à la main, un script fait le travail pour nous update-rc.d. Attention quand vous utilisez ce script, vous pouvez rendre votre système inutilisable si vous supprimer un service vital du cycle de démarrage.
$ sudo update-rc.d -f mdadm remove
Il vous montre au passage la liste des raccourcis supprimés, cela vous donne l’ordre pour chacun des modes, au cas où vous voulez recréer les raccourcis. Lancez la commande pour chacun des scripts, et le tour est joué.
$ sudo update-rc.d -f mdadm-raid remove $ sudo update-rc.d -f evms remove $ sudo update-rc.d -f lvm remove
Et voilà, c’est tout simple ! Il existe des programmes pour faire ces changements via une interface graphique, mais savoir ce qui se passe vraiment et ce que les interfaces font aident à la compréhension du système et enlève le côté magique de la chose.
Mise à jour le 23 janvier 2005 : Joaquim Fellmann m’a fait remarquer que rcS.d est pour le mode single user et non start. Par ailleurs les modes de 1 à 6 seraient peut-être mieux traduits par niveaux, en effet en anglais c’est run level, comme niveau d’exécution.
The 2004-12-18 at 15:37 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Je dispose de 320 Go de stockage sur un disque LaCie. La qualité est vraiment au rendez-vous au niveau de la finission du produit. Aucun ventilateur dans une boite en fonte bien lourde qui dissipe la chaleur. Ce n’est pas un disque léger, c’est vraiment pour stocker des donner dans le coin de votre bureau, pour de la sauvegarde, usage nomade s’abstenir, il est plus lourd que mon ordinateur portable.
Si votre Linux est gentil avec vous, le taux de transfert est incroyable, je sature vraiment les 480 Mbps de la connexion USB2. Si pour une raison ou une autre, il se fait mal reconnaître, le transfert peux n’être que du USB1, merci de prendre votre temps dans ce cas là. Mon seul problème est le bruit, non pas qu’il soit bruyant, il est même très silencieux, mais pour moi le vrai silence c’est 0db, quand les disques sont à l’arrêt.
Ma configuration est un peu particulière car j’utilise ce disque avec un NSLU2. Ce petit boîtier me permet d’accéder à mes données via NFS, FTP, Samba ou SSH, c’est parfait, et cela ne consomme rien, par contre le but est de garder cela allumé tout le temps, et donc le bruit devient quelque chose d’important, surtout si tout ce bazar se retrouve dans votre chambre. J’ai donc cherché une méthode pour permettre l’arrêt du disque en cas de non utilisation prolongée. C’est la gestion avancée de l’énergie ou APM. hdparm permet via la commande :
# hdparm -B 127 /dev/hdX
d’activer le mode d’économie d’énergie. Super, mais comme le disque est dans un boîtier USB, on ne peut pas changer les paramètres directement avec hdparm, car il faut passer via la connexion IDE. Donc je décide d’ouvrir la boite, et je tombe sur :
2 disques ! Et oui, 320 Go, c’est 2x160 Go. Les disques sont en RAID0, donc reconnus comme un seul grand disque de 320Go. Cela veut dire que la boite contient un contrôleur RAID, ce n’est pas de la petite cavalerie. Comme je n’ai pas 2 autres disques identiques, je ne peux pas dire si le contrôleur peut me faire un RAID directement avec 2 autres disques, ou s’il faut que je les mette en RAID manuellement puis ensuite dans la boite. Le jour où les disques vont mourir cela pourrait être intéressant de savoir. Comme vous pouvez voir, c’est gros, en dessous c’est un portable IBM 14".
Le presque parfait maintenant… on ne peut pas changer les paramètres APM des disques Seagate Barracuda 7200.7. Vraiment pas sympa ! J’ai tout essayé en les montant dans une tour avec une installation de Linux, mais non, cela ne veut pas. Il semble que je ne suis pas le seul.
Il me faut donc trouver un endroit pour le mettre, un endroit qui absorbe un son faible, mais un son quand même !
The 2004-12-13 at 09:29 by Loïc d'Anterroches filed under News.
J’ai une adresse gmail, le service d’email de Google. Presque personne n’utilise cette adresse, elle n’a jamais été communiqué en clair sur le réseau. À moins de jouer à générer toutes les adresses possibles et imaginables, et tomber sur mon adresse, je ne dois pas recevoir de spam. Pourtant google me livre un flux de spam de qualité, qui ne fait qu’augmenter avec le temps… pourquoi ? Car cette abruti de google corrige vos erreurs d’adresse automatiquement et donc vous livre du spam.
Par exemple, vous envoyez un message à youplaboum@gmail.com mais cette adresse n’existe pas, par contre youpliboum@gmail.com existe. Et bien l’email arrive à youpliboum. En plus des problèmes de confidentialité, cela pose le problème que votre adresse email reçoit tous les messages ratés des spammeurs si elle a le malheur d’être proche.
Voici une petite liste pour le plaisir : diaera, diaepip, diaent, diaeps, diaer, diaent4, diaenv, diarrhoea. Si vous rajoutez @gmail.com cela arrivera chez moi (mais dans la boite à spam, donc n’essayez pas si vous voulez vraiment me dire quelque chose).
Sur le principe, ce n’est pas idiot de rediriger en cas d’erreur de frappe, mais l’espace @gmail.com n’est pas un espace partagé par une seule unité comme une entreprise ou un labo de recherche, là on comprend que l’important peut être de ne pas perdre un email, et donc s’il se fait renvoyer à un destinataire non exact, il pourra être redirigé. Maintenant si une amie me raconte ses galipettes, se trompe dans l’adresse et cela arrive, parce que l’algorithme de correction n’est pas exact, chez quelqu’un qui publie ensuite l’information sur un site web, c’est une rupture de la confidentialité des échanges. Confidentialité que les clients de Google sont en droit d’attendre. Google restera donc pour moi, un système d’archivage des listes de discussions.
Note : Si vous voulez raconter vos galipettes, l’email reste de toute façon l’équivalent d’une carte postale, toutes les personnes un droit (autorisé ou non) de regard sur le réseau par lequel votre email transite pourront lire votre message. La seule vrai solution est de crypter vos messages, avec GnuPG par exemple.
The 2004-12-09 at 14:27 by Loïc d'Anterroches filed under News.
La nouvelle a vite fait le tour des sites d’information, IBM vend sa division PC. La qualité des ordinateurs portables d’IBM, les Thinkpads, est au dessus de tout ce qui se fait actuellement. Même une société comme Apple ne peut pas rivaliser avec IBM en terme de qualité, surtout si on prend en compte tous les défauts des premières séries. Chez Apple, c’est connu, il faut attendre toujours la seconde ou troisième révision du matériel pour que cela soit la bonne. Je ne parle pas du système d’exploitation OS X qui est reconnu comme ayant une longueur d’avance sur les autres systèmes (Je ne peux pas dire mon point de vue sur le sujet, je n’ai jamais testé ce système).
Donc nous avons un producteur de PC, d’ailleurs l’inventeur du PC, disposant d’une marque haute-gamme, qui la vend à une société, Lenovo qui produit en masse. À la lecture de l’information du directeur d’IBM on comprend le pourquoi, mais maintenant, cela ne va t’il pas tuer la gamme Thinkpad ? J’ai bien peur de n’avoir que le choix entre de la mauvaise qualité de chez Dell ou un système trop propriétaire de chez Apple dans le futur.
Certains ont constaté que la vente de la division disque dur à Hitachi par IBM avait produit des disques de meilleure qualité pour moins cher, je me demande si cela va être le cas pour un système aussi complexe qu’un ordinateur portable.
The 2008-05-16 at 19:09 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Je ne suis pas un fan des logiciels libres, je suis un utilisateur contributeur, je prends plaisir à les utiliser, par exemple je n’ai que les drivers de ma carte vidéo comme logiciel non libre sur cet ordinateur pour le moment et le système qui gère le contenu de ce site est sous licence libre. Bon, oui, il y a toujours le double démarrage windows, mais cela fait si longtemps, je me demande si les icônes prennent la poussière ou pas…
Maintenant, je constate une polarisation douce, mais une polarisation quand même, entre ce que je vais appeler les adeptes du GNU et les adeptes du Open Source. Pour les premiers, les logiciels devraient tous être des logiciels libres, pour les seconds, les logiciels sont un écosystème avec un métissage entre des logiciels libres et des logiciels propriétaires. Cette définition a le mérite de me convenir et je ne pense pas que je vais trouver beaucoup de personnes pour me contredire sur ce point. Il faut noter que les adeptes changent, ils peuvent passer d’un bord à l’autre.
Si je prends la plume ce soir, c’est après avoir lu Logiciels libres : free as a beer de Bruno Lemaire et Bruno Decroocq. En dehors de contenir un nombre important d’erreurs par rapport à la licence GPL et de faire une relecture un peu particulière de l’histoire (Lire la discussion sur les inexactitudes de l’article) il pose la question de la possibilité de l’assimilation du logiciel libre dans les entreprises de développement logiciel. On ne parle pas ici des entreprises utilisatrices des logiciels libres, mais bien des éditeurs de logiciels.
Il y a un débat récurrent en ce moment, ce débat est sur la possibilité de développement propriétaire pour nourrir du libre. Pour certains, c’est une bonne chose, pour d’autre c’est un compromis inacceptable, car ce développement propriétaire est bien une suppression des libertés de l’utilisateur. C’est bien là que deux logiques s’affrontent.
Maintenant si on fait un petit retour en arrière et qu’on regarde l’évolution du logiciel libre depuis ces 20 dernières années, que voit-on ? On voit que cela ne fait que quelques années que les entreprises s’impliquent de manière importante dans le logiciel libre, et que la majorité des développements ont été fait sans les entreprises et se continueront sans les entreprises.
Le logiciel libre vit sans les entreprises et continuera de vivre sans les entreprises, le logiciel libre se base sur un besoin des utilisateurs, sur le goût du partage et sur la disponibilité de compétences. Le logiciel libre est un idéal, et comme tout idéal il ne souffre pas le compromis. Par contre, par rapport à certains idéaux, le logiciel libre a cela de bon, qu’il se construit chaque jour, plus vite qu’il ne souffre des effets de l’entropie. Chaque jour nous rapproche de cet idéal.
Si aujourd’hui, certaines entreprises offrant des services autour des logiciels libres veulent inclurent ou ont déjà dans leur portfolio, le développement de logiciels propriétaire, c’est tout simplement que dans leur environnement le service n’est pas suffisant pour vivre. En effet, il faut pouvoir être dans un domaine pointu pour pouvoir réellement proposer un logiciel libre et gagner de l’argent avec le service associer. Le service peut être au niveau de l’intégration de briques, comme une solution de messagerie, ou du conseil par exemple autour de l’utilisation de logiciels de haute technicité métier.
Par exemple, si vous créez un éditeur de texte, un logiciel comme Dreamwaver, un logiciel grand public, vous ne pourrez que très difficilement développer du service (en dehors, il est vrai, de la formation). Cela ne veut pas dire que le code du logiciel est en lui même simple, cela veut dire que les notions mises en oeuvres sont simples et donc que l’utilisateur n’a pas besoin d’une formation spéciale pour utiliser le logiciel, un bon manuel suffit.
À un endroit, où même le bon manuel ne suffit pas. Vouloir gagner de l’argent avec du logiciel libre dans le milieu du logiciel comme outils généralistes n’est pas très viable, car il existe déjà de très nombreuses personnes sur le marché. Je vous laisse faire une recherche sur le nombre d’éditeurs XML, éditeurs de codes, bases de données, etc. Toutes ces briques répondent aux besoins des programmeurs, naturellement des versions libres sont alors disponibles. Dans ce domaine, oui vous pouvez produire un excellent logiciel propriétaire et en vivre, mais pas un logiciel libre. Vous pouvez par contre essayer de les intégrer, comme font les SSLL.
J’ai toujours trouvé dommage de voir certaines de mes connaissances partir pour faire de l’informatique et uniquement de l’informatique, quand elles avaient aussi un intérêt pour d’autres domaines dans les sciences. Il est vrai que j’ai pris conscience de cela que sur le tard, quand j’ai pu mettre au service de la science mon goût pour le code. En effet, là, à l’interface entre des concepts de haut niveau et un besoin d’outils performants pour les manipuler, la notion de service est déjà la base du système. Dans ce domaine les logiciels sont loués à l’année, dans ce domaine l’important est le support et la compétence des interlocuteurs bien au-delà des lignes de code. Mais les lignes de code deviennent importantes pour la pérennité de l’investissement de l’entreprise. Si vous aimez coder, mais que vous aimez aussi les avions, faites de études d’aéronautique, vous verrez vite le manque de codeurs avec de réelles connaissances techniques. Fuyez les formations généralistes (sauf si vous êtes en France ou au Japon, pays un peu bizarres où le diplôme guide votre carrière à vie au mépris de la raison) et devenez un expert avec un esprit ouvert.
Les briques de base sont condamnées a n’avoir que de moins en moins de valeur car selon l’adage : le logiciel libre est gratuit après avoir été payé. Qui payera pour une suite bureautique, un éditeur de page web, un compilateur ou un navigateur web dans 10 ans ?
The 2004-11-27 at 23:39 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Finalement, j’ai pris le temps de finir une présentation de Ubuntu Linux. C’est une distribution Linux qui me convient parfaitement.
Je pense sincèrement que cette distribution sera celle qui donnera le La pour ce qui est des distributions orientées desktop. Autant de simplicité et de contenu, le tout sur un seul CD, avec la puissance de l’infrastructure Debian pour ce qui est de la gestion des paquets (apt-get, Synaptic), le futur s’annonce radieux.
Lisez donc Ubuntu Linux, une jeune distribution pleine de promesses et faites vous ensuite vous même une idée.
The 2004-11-27 at 12:06 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Pardonnez la qualité, c’est la première fois que je retouche une image avec The Gimp, un superbe logiciel de retouche d’images disponible avec votre installation de Linux préférée, mais aussi Windows il me semble.
The 2004-11-26 at 23:33 by Loïc d'Anterroches filed under News.
J’ai finalement reçu mon NSLU2 il y a deux jours. Pour rappel, le NSLU2 est un petit système permettant de transformer un disque USB en disque partagé sur le réseau. J’ai été surpris par la taille (Le NSLU2 à côté d’une pellicule 24x36), plus petit que ce que je m’imaginais. L’alimentation annonce 10W, c’est assez incroyable. J’ai pu brancher sans aucun problème le routeur Wifi, le modem ADSL, le disque dur externe, le NSLU2 et mon portable sur un seul UPS prévu pour un ordinateur de bureau et un écran CRT.
La grande qualité de cette petite boite, c’est qu’elle contient un Linux embarqué, qui dit Linux dit accès aux sources, qui dit accès aux sources dit possibilité de modifier le système pour l’exploiter au maximum. Entre hier et aujourd’hui, j’ai pu le doper avec un nouveau firmware provenant d’une petite communauté très active. Vous pouvez accéder aux derniers développement sur NSLU2-Linux.
Maintenant il faut voir ce qu’il a dans le ventre. J’ai pu après avoir modifié le firmware, installer un serveur NFS. Voici donc des résultats de transferts, entre un portable tournant sous Linux (Ubuntu) et le NSLU2. Les tests ont été faits avec le firmware 2.12-beta en montant le système de fichier à chaque fois. Un fichier de 200 Mo a été utilisé pour les transferts, c’est assez gros pour éviter les problèmes de mise en cache, et un bout de code Python a fait le travail. Le serveur NFS utilisé est la version 2.2beta47-2.
| type/vitesse | lecture (Mo/s) | écriture (Mo/s) |
|---|---|---|
| nfs | 5,7 | 2,6 |
| cifs | 3,5 | 1,9 |
| samba | 2,2 | 1,85 |
Les débits sont très raisonnables, surtout quand on pense que la vitesse du processeur (XScale ARM) est de 266 MHz. Vous pourrez facilement synchroniser vos données ou écouter de la musique à partir de votre nouveau disque réseau.
Ensuite, si vous aimez bidouiller, vous pouvez mettre dessus OpenSSH, wget, rsync, un client ntp ou un serveur iTunes. Je l’utilise pour mettre à jour mon enregistrement DynDNS. En pratique, ma musique sera sur ce disque avec un synchronisation pour garder une copie de sauvegarde sur mon serveur qui héberge xhtml.net, et les données du serveur seront aussi synchronisées sur ce disque. Avec cela, je vais ainsi garder mes données dans 2 lieux différents, sans compter que ma musique et mes données sont aussi sur mon iPod et mon portable.
De nos jours on efface une bibliothèque en tapant une seule ligne de texte sur un clavier, il a fallu une grosse camionnette pour vider la bibliothèque de mes grands parents. On gagne en mobilité, en rapidité d’accès, mais on gagne aussi la possibilité de tout perdre facilement.
Je recommande cette petite boite sans hésiter.
The 2004-11-26 at 10:59 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Qui n’a pas vu un bouton Donate pour un projet de logiciel libre ? Les sociétés proposant un échange d’argent facile entre différentes personnes, comme Paypal, ne peuvent qu’être heureuses de voir le développement des projets libres, car sur chaque donation, elles récoltent un peu d’argent. Là n’est pas le sujet aujourd’hui, le sujet du jour est lié à quelque chose qui m’ennuie, c’est la qualité de la communication entre les projets et les utilisateurs, particulièrement quand un don de temps, de travail ou d’argent est fait.
Vous connaissez peut-être Aide et Action, une association pour le développement de l’éducation. Quand vous faites un don, vous le faites pour un projet précis, vous recevez immédiatement en retour un petit dossier sur le projet que vous parrainez et ensuite vous avez des nouvelles régulières.
La communication d’un projet libre, c’est comme la communication d’une association, il y a 3 niveaux. Le premier est la communication entre les membres du projet, c’est la base pour le bon fonctionnement du projet, à chacun sa méthode. Les deux suivants sont la communication vers le grand public pour faire connaître le projet, et la communication vers les utilisateurs et donateurs, les personnes impliquées mais non directement membres.
En dehors du fait que la clarté du code de TexnicCenter m’a permis de facilement implémenter les fonctionnalités dont j’avais besoin, le leader du projet a une excellente communication vis-à-vis des donateurs. Ils sont ainsi listés, uniquement s’ils le désirent et sont informés des nouvelles versions au moment de leur sortie. Une communication existe, il y a réponse aux emails, au final, c’est très agréable, et on est prêt à donner de nouveau. La communication vers le grand public n’est pas forcément énorme, mais la communication vers les utilisateurs et donateurs est vraiment de qualité.
J’ai remis un moment de la publicité sur ce site (Publicité sur le site XHTML.net) j’ai pu ainsi donner 150 Euros à une association qui supporte, particulièrement au niveau des traductions, le navigateur internet que j’utilise tous les jours. Ils font un travail vraiment de qualité au niveau du grand public, travail que j’admire. Par contre au niveau des donateurs ou des personnes prêtes à contribuer, même pour le coeur de leur métier, c’est à dire des traductions, les emails tombent dans un trou noir, ou presque. C’est très dommage, pour certains cela veut dire que la traduction de leur site dans d’autres langues ira un peu plus lentement et pour moi cela veut dire que je vais donner ailleurs la prochaine fois, et que je vais devoir expliquer à mon trésorier que non, je n’ai pas de justificatif pour cette dépense. Et oui, l’ensemble de mon budget internet et associé passe via une association qui se nomme d’ailleurs Expérience HTML point Net.
Certains vont dire que dans le cas d’un projet libre, l’utilisateur reçoit déjà le logiciel. C’est vrai, mais cela ne dispense pas de cette communication de base. Quand vous utilisez un logiciel libre et que vous codez un correctif pour améliorer le logiciel, vous souhaitez recevoir un minimum de retour, même si ce retour peut être une réponse négative car votre code est vraiment pas élégant. C’est un don sous une autre forme, ici de votre temps et de vos compétences.
Être contributeur pour un projet libre, ce n’est pas que corriger le code, c’est aussi donner de son temps pour la documentation et les traductions, donner un peu d’argent pour faire tourner les serveurs, donner son retour d’expérience, et j’en passe. Mais pour permettre au projet de continuer sur la durée, il faut aussi réussir à ne pas décevoir les contributeurs et réussir à les accueillir correctement sans que cela se fasse au détriment du projet. C’est un équilibre difficile à trouver, particulièrement quand on manque de temps.
Note : Merci de ne pas considérer ce message comme une attaque à l’encontre d’une association. Ayant fait partie de plusieurs associations, ayant aussi été président d’une assez importante, je sais la difficulté de gérer tout cela.
The 2004-11-22 at 13:28 by Loïc d'Anterroches filed under News.
À une époque je disposais d’un petit serveur sous Linux pour faire la sauvegarde de mes fichiers avec samba, un joli NAS. Pratique, mais au final c’est quand même un ordinateur complet qui traîne dans un coin, cela fait du bruit, et cela consomme environ 200W. Aujourd’hui, je viens de recevoir un disque dur LaCie de 320 Go, consommation en fonctionnement 26,4 W, sans ventilateur. Dans quelques jours, je vais recevoir un NSLU2 de Linksys, consommation 17 W, sans ventilateur. Consommation totale, moins de 50 W en fonctionnement ; niveau de bruit, inaudible si en dessous de l’armoire.
Au final, je vais pouvoir glisser tout cela sous mon bureau, brancher le tout sur mon switch qui est aussi un routeur sans fil, et obtenir un disque réseau disponible partout dans le monde via la connection ADSL. Ce n’est pas donné, le paquet routeur Linksys WRT45G + NSLU2 + LaCie 320Go revient à un peu plus de 500 Euros. Mais si on essaye de faire la même chose à la main, je ne pense pas arriver au même niveau de qualité et de faible consommation pour moins cher. Il ne me restera plus qu’à bricoler une rallonge pour mon UPS et pouvoir ainsi brancher tout ce petit monde dessus.
Au passage, le Linksys WRT45G utilise Linux, le NSLU2 utilise Linux, qui a dit que Linux ce n’était pas pour le grand public ? Un petit compte rendu sur le sujet, par un pro Linux, intéressant pour la liste des projets utilisant un Linux embarqué.
The 2004-11-15 at 21:55 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Je suis l’heureux propriétaire d’un iPod, en dehors d’une batterie ayant une durée de vie et une autonomie assez faible, cela marche bien. Mon problème était de pouvoir retrouver un logiciel du type iTunes mais sous Linux. Certaines personnes proposent Rhythmbox qui est il est vrai très sympa, dans le style Gnome, mais il manque certaines fonctionnalités comme l’édition des informations des fichiers MP3.
J’ai finalement trouvé mon bonheur avec Madman qui a la particularité de ne pas intégrer de lecteur mais d’utiliser un lecteur déjà existant. Le lecteur existant, dans mon cas XMMS, est contrôlé par Madman. C’est une méthode très élégante, car on peut ainsi profiter de toutes les fonctionnalités de XMMS, tout en ayant une gestion très puissante des listes d’écoute.
Maintenant, il restait à pouvoir faire la synchronisation des mes fichiers avec mon iPod, tout en ne perdant pas mes listes d’écoute (playlists). J’ai profité d’un programme déjà disponible sur le site de Madman, mad2pl, pour convertir les playlists de Madman dans un format compréhensible par SyncPOD. Il faut vous prévenir, cela ne marchera pas totalement car le format de stockage des noms de fichiers est passé d’un format non encodé à un encodage base64 dans les fichiers XML de Madman. Donc l’outil de conversion des playlists va vous donner une liste de noms de fichiers encodés en base64, ce que SyncPOD ne comprend pas. Comme le code de l’outil de conversion est en C et que j’étais pressé et n’avais pas le temps de chercher comment changer le code pour faire la conversion, j’ai fait un petit utilitaire en Python pour cela.
Voici en pratique son utilisation avec mad2pl l’utilitaire disponible sur le site de madman.
rm /home/votrelogin/.ipod/playlists/* mad2pl /base/madman /home/votrelogin/.ipod/playlists python convplaylist.py /home/votrelogin/.ipod/playlists rm /home/votrelogin/.ipod/playlists/*.bak
Vous devrez probablement mettre les chemins complets vers mad2pl et convplaylist.py. Les vieilles playlists sont supprimées avant de lancer la conversion, et je supprime les fichiers de sauvegarde ensuite. Un argument pour ne pas faire de sauvegarde serait peut-être bien… J’ai tout cela dans un script shell, il me sufit ensuite de lancer SyncPOD, et tout marche.
The 2004-11-12 at 11:23 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Imaginez qu’en faisant une utilisation plus importante des CSS et des standards en général vous puissiez diviser par trois la taille de vos pages ? Vous pourriez avoir des serveurs 2 fois moins puissants, diviser par deux votre utilisation de votre bande passante (estimation à la louche car on ne coupe pas dans les images comme dans du code), et donc grosso-modo diviser par deux les frais d’exploitation de votre site. Par la même occasion, si vous cherchez à maintenir votre site en vie avec de la publicité, vous pourriez en enlever une bonne partie et rendre votre site nettement plus agréable pour vos visiteurs.
Maintenant prenez un article sur le site du journal Le Monde, regardez la taille de la page HTML sans les images, 80 à 90 ko. Enlevez l’énorme masse de javascript et de saleté dans le code pour ne garder que le contenu, résultat, 15 ko environ. On rajoute la structure XHTML avec la dose de CSS qui va bien, on passe la gestion de la publicité un peu plus du coté serveur pour diminuer la quantité de code Javascript dans la page, on va arriver à 25 ou 30 Ko.
Connaissant le retour moyen de la publicité sur un site web, retour ridicule en pratique, je suppose que si Le Monde devait faire le calcul économies en passant aux standards et en enlevant une bonne partie de la pub - manque à gagner de la pub enlevée cela devrait être proche de zéro. Et comme ensuite ils peuvent garder juste une ou deux publicités mieux mises en valeur donc vendues plus cher, ils gagneraient peut-être même de l’argent, tout en profitant de toute façon d’un site plus facile à maintenir.
Bon, ce sont des calculs à la louche, sans prétention, parce qu’aujourd’hui ma connexion est lente donc les 60% de bruit dans une page je les sens passer…
The 2004-11-03 at 17:42 by Loïc d'Anterroches filed under News.
A little rebellion now is a good thing. President Thomas Jefferson. 1743-1826
The 2004-10-30 at 15:19 by Loïc d'Anterroches filed under News.
Je suis doucement en train d’utiliser Gnome 2.8. Le slogan de cette révision est : smart, efficient, beautiful. On peut aussi ajouter rapide. À en tomber à la renverse. Pour l’installer, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai simplement laissé tomber le CD de Ubuntu Linux dans le lecteur.
Simple et élégant, on sent la patte d’un graphiste de talent. Pour sentir l’esprit Gnome, un petit passage sur leur site web, rien qui détonne, on sent l’interface consistante.
Est-ce aussi la qualité de la distribution Ubuntu Linux qui vient ajouter à cette impression générale ? Ubuntu Linux est une distribution basée sur Debian avec une orientation utilisateur lambda avouée et remarquablement assumée.
Depuis que j’ai décidé de n’utiliser que Linux pour mon utilisation personnelle, je ne le regrette vraiment pas. De manière générale, j’ai constaté une augmentation de mon efficacité, je ne m’attendais en fait pas à cela. Cela faisait longtemps que j’avais pris des habitudes avec mes outils de travail sous Windows, je pensais que la transition serait difficile. En pratique, il m’a d’abord fallu retrouver des outils pour chacune des mes activités habituelles, édition de code (emacs), d’images (The Gimp), transfert de fichiers via SSH, FTP (l’explorateur de fichiers, directement !) ou utilisation de CVS (cervisia sous KDE, pas encore essayé sous Gnome).
L’ensemble des outils dont vous avez besoin est déjà disponible dans la distribution que vous allez installer sur votre système. Il suffit juste de les trouver, et bien entendu le choix est vaste, la liste des éditeurs de texte étant assez longue si vous cherchez à tous les installer pour les tester.
Un bonus si vous êtes un utilisateur un peu expert, n’ayant pas peur d’installer un système d’exploitation, de nouveaux logiciels, en fait de simplement bidouiller avec votre ordinateur, vous gagnerez l’impression de pouvoir de nouveau contrôler votre ordinateur.
Ai-je dit aussi que c’est gratuit, que vous êtes libres de modifier tout comme bon vous semble et que vous n’avez aucune restriction dans l’utilisation ?